Mercredi 28 juin 2006
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On aime tous. Vivre, c'est aimer. Aimer, c'est vivre. On vit tous. Celui qui ne s'aime pas ne peut vivre, ne peut aimer. Oui, aimer c'est s'aimer soi-même avant l'autre.
Nous connaissons tous cette sensation. Ces sensations. A tout ceux pour qui cela n'est pas familier, ceux à qui cela ne réveillera pas ce fourmillement, ce tourbillion au creux de l'être... je dédicasse cette Miette.
Quand on voit l'Autre, tout change. Quand on ne le voit pas, tout est vide. On sent Son parfum dans Son sillage, là où Sa tête s'est posée, ou même là ou il n'y a pas Son parfum. On brûle d'entendre Sa voix, de se blotir dans Ses bras. Une vision classique et connue, mais néanmoins vraie. Le manque. L'Autre nous manque toujours, comme on serait en manque de notre drogue de coeur. On pense à l'Autre, même en étant occupé cette pensée nous taraude, nous chuchotte Son nom à l'oreille. Des fourmis parcourrent invisiblement nos mains, attendant de pouvoir se poser sur Son corps, notre peau se hérisse du plaisir simple de Sa future présence. Cette douce torture est aussi ce qui fait qu'on peut aprécier pleinement le moment des retrouvailles. Quand on sait que bientôt l'Autre sera là, que la distance et le temps qui nous séparent encore se rétrécissent, on est plus tendu et serein en même temps, un indescriptible sourire se peint sur notre visage. Certains l'apellent le sourire niais, d'autres le sourire béat, et cela traduit assez bien l'état dans lequel on se trouve : entre béatitude et niaiserie, entre coton et nuage. Puis, quand vient le moment m, celui où l'on Aime pleinement, on se sent enfin entier, enfin réunit.
Certaines personnes de lettres peuvent écrire des pages et des pages à ce propos, moi je me contente de ressentir. J'Aime, et le réceptacle de mon amour ce reconnaitra, mais aussi tout ceux que je connais et que j'aime, ainsi que tout les Autres du monde. Nous n'avons pas qu'un alter ego, mais autant que de personnes vivantes.
Il y a forcemment quelqu'un qui vous correspond quelque part, vous vous rencontrerez quand il le faudra. Pour ce moment là, le seul conseil que je puis vous donner : Aimez.
Par Arson
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Publié dans : Brain Crumbs
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